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Risque climatique physique, expliqué et chiffré.

Inondation, sécheresse, chaleur, tempête : comment ces aléas touchent un bien immobilier, comment les mesurer, et ce que la CSRD et la taxonomie verte demandent d'en dire.

Intelligence risque climatique : 5 indicateurs pour bâtiments

2026-11-03 · 6 min

L'intelligence du risque climatique physique se résume à cinq métriques chiffrées qui permettent de comparer des actifs immobiliers sur une base financière et réglementaire. Ces indicateurs sont le score de risque agrégé, la perte annuelle moyenne (AAL) en euros, les scénarios CMIP6 à 2030 et 2050, l'empreinte carbone opérationnelle et l'année de stranding CRREM.

En bref - Les cinq indicateurs clés sont le score de risque agrégé (0‑100), la perte annuelle moyenne (AAL) en euros, les scénarios CMIP6 (SSP2‑4.5 et SSP5‑8.5) projetés à 2030 et 2050, l'empreinte carbone opérationnelle (kgCO₂e/m²/an) et l'année de stranding CRREM, pour comparer les actifs sur une base financière et réglementaire.

tableau de bord montrant les cinq indicateurs pour un bâtiment type
Photo : Engin Akyurt sur Pexels

Les 5 indicateurs de l'intelligence risque climatique

Chaque indicateur répond à une question précise que se pose un décideur immobilier. Il ne remplace pas le détail par aléa, mais il permet un tri rapide dans un portefeuille de plusieurs centaines d'adresses.

La perte annuelle moyenne (AAL) exprime en euros le coût attendu des dommages chaque année, aujourd'hui et sous scénarios climatiques. L'intégration des scénarios CMIP6 (notamment SSP2‑4.5 et SSP5‑8.5) projette l'évolution de l'AAL à 2030 et 2050, révélant les actifs dont le risque s'accélère.

Chez nous, ces cinq indicateurs sont calculés à l'adresse exacte, sans interpolation à l'échelle communale, et le rapport est relu par un analyste avant livraison.

IndicateurUnitéQuestion décidéeUsage typique
Score de risque agrégé0‑100Quel actif trier en priorité ?Allocation de budget d'audit, reporting CSRD
Perte annuelle moyenne (AAL)€/anCombien provisionner ?Tarification assurance, provisionnement IFRS 9
Scénarios CMIP6 (SSP2‑4.5 / SSP5‑8.5)ΔAAL 2030, 2050Le risque s'aggrave‑t‑il ?Stress test TCFD, plan d'adaptation
Empreinte carbonekgCO₂e/m²/anSur quelle trajectoire CRREM ?Plan de rénovation, financement vert
Année de stranding CRREMAnnéeQuand l'actif devient « stranded » ?Décision cession / rénovation / conservation
carte thermique montrant l'évolution de l'AAL selon scénarios SSP2‑4.5 et SSP5‑8.5 pour un portefeuille
Photo : Rafael Minguet Delgado sur Pexels

Comment calculer la perte annuelle moyenne (AAL)

L'AAL s'obtient en intégrant la courbe de dépassement de probabilité des pertes : pour chaque aléa, on croise la fréquence d'occurrence (période de retour) avec la courbe de dommages JRC qui lie l'intensité de l'aléa (hauteur d'eau, vitesse de vent, indice de sécheresse) au taux de dommage sur la valeur de reconstruction. La somme pondérée sur l'ensemble des aléas donne l'AAL totale. Notre plateforme effectue ce calcul instantanément à partir de l'adresse, du type d'usage, de la valeur de reconstruction et de l'année de construction.

En bref - L'AAL se calcule en croisant la probabilité d'occurrence de chaque aléa (période de retour) avec la courbe de dommages JRC propre au type de bâtiment, puis en sommant les pertes attendues pondérées sur les neuf aléas physiques. Le résultat s'exprime en euros par an, aujourd'hui et sous scénarios SSP2‑4.5 et SSP5‑8.5 aux horizons 2030 et 2050.

Une erreur fréquente consiste à additionner les AAL par aléa sans tenir compte de la corrélation spatiale : une tempête peut déclencher une inondation pluviale simultanée. Autre piège : utiliser la valeur vénale au lieu de la valeur de reconstruction, ce qui surestime l'AAL pour les terrains chers et la sous‑estime pour les bâtiments complexes. L'essai gratuit sur notre plateforme permet de vérifier l'ordre de grandeur sur un actif test avant d'engager un portefeuille complet.

Intégrer les scénarios CMIP6 dans l'analyse

Les scénarios CMIP6 (Coupled Model Intercomparison Project Phase 6) remplacent les anciens RCP. Ils combinent une trajectoire socio‑économique (SSP : Shared Socioeconomic Pathway) et un forçage radiatif. SSP2‑4.5 correspond à une évolution « middle of the road » avec une stabilisation autour de +2,7 °C en 2100. SSP5‑8.5 décrit un monde à forte croissance fossile dépassant +4 °C. Pour l'immobilier, l'écart d'AAL entre ces deux scénarios à l'horizon 2050 identifie les actifs « climate‑sensitive » dont la valeur dépendra de la trajectoire mondiale.

En bref - Les scénarios CMIP6 (SSP2‑4.5 et SSP5‑8.5) projettent l'évolution des aléas physiques à 2030 et 2050. L'écart d'AAL entre les deux scénarios révèle la sensibilité climatique de l'actif : un écart fort signale un risque de transition physique majeur, utile pour les stress tests TCFD et la décision de rénovation ou cession.

L'apport concret n'est pas la moyenne des modèles climatiques, mais la dispersion inter‑modèles. Un actif dont l'AAL 2050 varie de 1 à 5 selon les modèles CMIP6 sous SSP5‑8.5 porte une incertitude structurelle que le risk manager doit documenter.

Lire le rapport d'analyste et le Banker Pack

Le rapport d'analyste (29,99 € par actif) structure les cinq indicateurs en un document de 15 à 20 pages : fiche d'identité de l'actif, détail par aléa avec courbes de dépassement, AAL actuelle et projetée, empreinte carbone avec facteurs ADEME, trajectoire CRREM et plan de réduction chiffré par poste (enveloppe, CVC, énergies renouvelables). Chaque rapport est relu par un analyste climat qui vérifie la cohérence des hypothèses (valeur de reconstruction, année de construction, usage) et signale les limites de l'analyse de dégrossissage.

exemple de page du Banker Pack avec synthèse portefeuille et fiches actives
Photo : Enrique sur Pexels

Le Banker Pack consolide l'ensemble du portefeuille en un dossier unique : synthèse agrégée (AAL totale, répartition par aléa, exposition stranding), fiches par actif, et annexes méthodologiques (JRC, CMIP6, CRREM, ADEME). Il est généré en un clic et reste à jour tant que l'abonnement est actif, ce qui évite la re‑production manuelle à chaque comité de crédit.

Prochaines étapes pour votre portefeuille

Commencez par lancer l'essai gratuit sur un actif représentatif : adresse, type, valeur de reconstruction, année de construction. Vous obtiendrez instantanément le score de risque et l'AAL actuelle. Si l'ordre de grandeur correspond à vos attentes, commandez le rapport approfondi pour les actifs critiques (AAL supérieur à un seuil interne, ou année de stranding antérieure à 2035). Pour les portefeuilles bancaires ou d'assurance, le Banker Pack s'active dès que la liste d'adresses est chargée.

L'analyse de dégrossissage ne remplace pas un audit technique sur site (vérification des systèmes de protection, état de l'enveloppe, continuité d'activité). Elle en amont : elle dit où auditer et quoi chercher. Pour passer à l'échelle, la plateforme permet d'importer un fichier CSV de plusieurs centaines d'adresses et de récupérer les cinq indicateurs en lot, avec une API pour alimenter vos systèmes de risk management ou de reporting ESG.

Vous pouvez tester l'analyse instantanée sur un premier bâtiment via notre page d'accueil https://climate.aiwen-logiciels.com pour voir les cinq indicateurs calculés sur votre propre actif.

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